Psychothérapie adulte
La psychothérapie adulte est un accompagnement qu'on peut commencer à vingt-cinq ans ou à soixante-dix ans. Cela peut être après une crise ou après des années à espérer s'en sortir sans aide. Aucun âge n'est préférable, aucun moment n'est parfait. Beaucoup hésitent devant un cadre qui paraît mal défini ou intimidant, avec la crainte que cela n'en finisse pas. Cette incertitude freine souvent davantage que ce qui fait souffrir.
Inscrit au RPPS, je suis psychologue clinicien et pratique la thérapie individuelle auprès d'adultes. Cette page présente ma façon de travailler et répond aux questions concrètes : quelles difficultés amènent à consulter, quelles approches sont possibles, comment se déroule une séance, quelle durée envisager et comment débuter ? L'article Qu'est-ce qu'un psy ? aide à distinguer les métiers désignés par le mot « psy ». Pour différencier une aide passagère d'un travail plus approfondi, vous pouvez lire psychologie et psychothérapie.
Pour quelles difficultés entreprendre une thérapie adulte
On peut entreprendre une thérapie adulte lorsqu'une difficulté pèse durablement, sans avoir à correspondre à une catégorie. Une inquiétude persistante peut perturber les nuits, compliquer les choix et enlever leur saveur aux journées. Chez d'autres, le moral baisse progressivement et la fatigue intérieure demeure malgré le repos. On poursuit alors ses activités avec cette impression : « je fais tout machinalement ».
Les traumatismes représentent aussi une grande part des motifs de consultation. Après un accident ou une agression, après des violences anciennes ou une hospitalisation vécue comme terrifiante, les effets peuvent durer. Des images ressurgissent, on reste constamment aux aguets ou l'on se sent séparé de soi-même. L'article sur la dissociation traumatique détaille l'une de ces réactions. Les troubles alimentaires peuvent également amener à consulter lorsque manger, restreindre son alimentation ou compenser occupe toute la journée. Le travail psychologique aide alors à saisir ce que la nourriture permet de réguler.
Les relations peuvent aussi faire souffrir, avec des conflits récurrents qui opposent à son partenaire, à sa famille ou à ses collègues. Il peut aussi être difficile de fixer une limite, ou l'on peut craindre l'abandon. Lorsque ces difficultés reviennent dans différentes relations, elles parlent souvent de notre histoire. Si le couple lui-même souffre, un accompagnement commun peut être plus adapté ; la page thérapie de couple en ligne en présente les modalités.
Un deuil, une rupture, la maladie ou la retraite peuvent enfin bouleverser les repères. S'installer à l'étranger, vivre la naissance de son enfant ou remettre en question son parcours professionnel peut aussi déstabiliser. Ces crises ne constituent pas des maladies. Un espace de parole extérieur au quotidien, avec des échanges confidentiels et réguliers, aide à vivre ces changements sans se sentir perdu.
Les approches en psychothérapie individuelle
La psychothérapie individuelle rassemble différents courants, plutôt qu'une seule façon de travailler. Chacun s'appuie sur ses repères et ses outils. Ces regards éclairent différents aspects de la souffrance psychique.
Dans le courant psychodynamique, nos façons d'aimer comme nos réactions émotionnelles prennent forme tôt. Une part de ce qui nous anime reste hors de notre conscience. On accueille les idées qui viennent, on cherche les répétitions, jusque dans le lien thérapeutique, et on donne un sens aux réactions jusque-là incompréhensibles. Les démarches cognitives et comportementales travaillent davantage sur le présent : elles repèrent les pensées automatiques ainsi que les conduites d'évitement qui maintiennent un symptôme. Des exercices servent ensuite à les rendre moins rigides. Le regard systémique replace le symptôme parmi les relations : règles familiales ou conjugales non dites, places occupées et fidélités qui contraignent.
L'EMDR est une démarche structurée conçue pour travailler les souvenirs traumatiques. Elle combine l'évocation d'un événement avec des stimulations alternées des deux côtés, généralement par des mouvements des yeux. L'article consacré à la méthode EMDR en décrit les étapes.
Dans ma pratique, j'adopte une approche intégrative, sans assembler des techniques au hasard. Mes appuis sont psychodynamiques et systémiques ; je puise dans d'autres courants si la situation l'exige. J'ai été formé à l'EMDR et mes spécialités concernent les psychotraumatismes, les troubles des conduites alimentaires (TCA) et les couples. J'ai également suivi une formation au repérage précoce des difficultés en addictologie. Une large part des recherches partage ce constat : la qualité du lien de travail entre patient et thérapeute compte au moins autant que le nom de la méthode. C'est donc la manière de travailler qui s'adapte à chacun, et non la personne qui doit se conformer à une technique.
Comment se passent les séances
Une séance dure habituellement de quarante-cinq minutes à une heure. Au début, on se retrouve le plus souvent chaque semaine : cette continuité aide à poursuivre le travail engagé. Les rendez-vous peuvent ensuite s'espacer, avec deux semaines d'intervalle par exemple, quand les difficultés s'atténuent ou qu'un temps est nécessaire pour appliquer ce qui a été travaillé.
Le contenu d'une rencontre peut étonner : aucun programme n'est fixé à l'avance. Vous pouvez évoquer une préoccupation du jour, un événement survenu dans la semaine ou un rêve, mais aussi une dispute ou un souvenir revenu récemment. J'écoute, je pose des questions et je cherche avec vous des liens entre des éléments jusque-là séparés. Je reformule aussi ce que j'ai entendu et peux proposer de cibler davantage un symptôme particulier. Les émotions ont également leur place : on peut repartir plus remué qu'à l'arrivée. Cela indique souvent qu'un changement est en cours.
Les échanges restent confidentiels. Un horaire stable, un temps délimité et des règles explicites pour les rendez-vous manqués apportent aussi des repères. Loin d'être de simples formalités, ces limites offrent la sécurité nécessaire pour parler de ce qu'on tait partout ailleurs.
Je reçois principalement en téléconsultation ou au téléphone, mais aussi au cabinet. À distance, il suffit de pouvoir échanger sans que personne entende la conversation et de réserver quelques minutes de part et d'autre du rendez-vous. Cela évite de passer aussitôt à une réunion. Beaucoup apprécient de s'exprimer dans un endroit familier, sans trajet à prévoir, tout en gardant la possibilité de continuer l'accompagnement après un déménagement. Si l'on envisage un travail ciblé concernant un traumatisme, l'EMDR peut y trouver sa place ; je la pratique également en téléconsultation. Nous choisissons ensemble selon la situation.
Combien de temps dure une thérapie
On ne peut pas garantir à l'avance la durée d'une thérapie. Parfois, quelques mois permettent de passer une crise, de mieux dormir ou d'atténuer un symptôme qui concerne une difficulté précise. Le travail peut aussi demander davantage de temps. C'est notamment le cas quand on souffre depuis longtemps, après plusieurs traumatismes, ou pour changer une façon de vivre les relations ancrée depuis l'enfance.
La durée dépend ainsi du problème rencontré et de son histoire, mais aussi des ressources personnelles, des soutiens disponibles et des attentes envers la thérapie. Aucun nombre de rendez-vous ne peut être fixé d'avance avec l'assurance que tout sera réglé. Je reste méfiant face à ceux qui prennent cet engagement.
Nous pouvons toutefois convenir de moments pour faire le point. À quelques semaines d'intervalle, nous reprenons le motif de départ pour observer les changements et les difficultés encore présentes. Nous vérifions aussi si le cadre de travail vous convient toujours. Terminer le suivi demande également de s'y préparer et d'en parler : la décision se prend ensemble. Cela n'empêche pas de revenir plus tard, si une autre période difficile survient.
Commencer une psychothérapie adulte en ligne
C’est souvent la décision de commencer qui demande le plus de temps ; le contact peut ensuite rester simple. Vous pouvez m’écrire depuis la page contact, sans tout raconter ni savoir quelle approche choisir. Cette démarche est libre : elle permet de vérifier si mon accompagnement correspond à votre demande et, si oui, de prévoir un rendez-vous.
Au début, les échanges permettent de nous connaître. Vous expliquez ce qui motive votre démarche, depuis quand cela dure et les solutions déjà tentées ; je vous interroge sur votre passé et votre vie actuelle. Les objectifs prennent forme progressivement. Ils peuvent viser de petits changements concrets, comme mieux dormir ou aborder le lundi matin sans crainte, ou chercher plus largement à comprendre les impasses qui se répètent. Nous définissons ensuite le format des rencontres, leur fréquence, les horaires et les modalités en cas d’annulation. Les renseignements concernant les honoraires figurent dans tarifs et consultations, tandis que la page qui suis-je présente mon parcours.
Je reçois uniquement un public adulte. Si l’inquiétude porte sur un enfant, ou sur un adolescent, je peux vous aider dans votre rôle de parent. Pour le jeune, les interlocuteurs adaptés sont le médecin traitant ou l’école, une Maison des adolescents, un CMP, un CMPP ou un pédopsychiatre. Il peut aussi être nécessaire de consulter un médecin en complément, notamment si un traitement est envisagé. Un psychologue n’établit pas de prescription ; les soins médicaux et le suivi psychologique se complètent très bien. L’article consacré à la psychologie clinique éclaire davantage la formation du psychologue et son rôle dans le soin.
En cas d'urgence : si vous pensez au suicide ou si vous êtes en danger, n'attendez pas un rendez-vous. Appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable jour et nuit, y compris si vous vous inquiétez pour quelqu'un, ou le 15 (SAMU), ou le 112, numéro d'urgence européen. Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent joindre le 114. Le cabinet n'est pas un service d'urgence.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une psychothérapie pour adulte ?
La psychothérapie adulte est un travail régulier avec un professionnel formé. Elle s’appuie sur la relation et passe par la parole pour comprendre la souffrance psychique et l’apaiser. Le cadre des échanges, leur régularité et la formation du professionnel la distinguent d’une conversation ordinaire.
Quelle approche choisir ?
On peut choisir une approche avec le professionnel, sans décider seul avant de consulter. La priorité reste la confiance envers un psychologue pour adulte et sa connaissance de vos difficultés. Vous pouvez lui demander comment il mène les entretiens. Un professionnel sérieux répond volontiers et oriente vers quelqu’un d’autre lorsqu’une méthode différente conviendrait mieux.
Combien de temps dure une thérapie ?
Une thérapie peut s’étendre sur quelques mois ou sur plusieurs années, selon les difficultés, leur ancienneté et vos objectifs. On ne peut pas garantir sa durée à l’avance. Faire régulièrement le point aide à voir les progrès et à choisir ensemble comment poursuivre.
Une thérapie en ligne marche-t-elle ?
Pour de nombreuses personnes, une thérapie par téléconsultation ou téléphone permet un travail psychologique, dans un endroit calme et confidentiel. Elle ne convient toutefois pas à chaque situation : une crise aiguë exige une présence médicale. Un échange initial permet de vérifier si ce format vous correspond.
Comment commencer ?
Pour commencer, vous pouvez écrire un court message depuis la rubrique contact. Vous n’avez pas à avoir une demande précise. Les entretiens du début servent à préciser cette demande, à définir des objectifs et à s’accorder sur un cadre.
Pour aller plus loin : quelques lectures
Quelques lectures pour approfondir le sujet, si vous le souhaitez. Elles ne remplacent pas un échange avec un professionnel.
- Lambert, M. J. (Ed.). (2013). Bergin and Garfield's handbook of psychotherapy and behavior change (6th ed.). Wiley.
- Bachelart, M. (2017). L'approche intégrative en psychothérapie. Psychothérapies, 37(3), 171-181. https://doi.org/10.3917/psys.173.0171
- de Roten, Y. (2006). Ce qui agit effectivement en psychothérapie : facteurs communs ou agents spécifiques. Bulletin de psychologie, 486(6), 585-590. https://doi.org/10.3917/bupsy.486.0585